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L'autre France d'en haut
Un film de Gilles Perret

Mémoires d'ouvriersExtrait de la présentation:
"Ce film commence par une histoire locale et finit par raconter la grande histoire sociale française !
De la naissance de l'électrométallurgie, en passant par les grands travaux des Alpes et la mutation de l'industrie, jusqu'au déploiement de l'industrie touristique, c'est l'histoire ouvrière en général que racontent les hommes rencontrés par Gilles Perret.
Dignes et lucides, ils se souviennent de ce qu'ils furent et témoignent de ce qu'ils sont devenus dans la mondialisation."

Le film n'ayant aucun budget de communication, il compte sur le bouche à oreille pour en assurer la publicité. Nous ne l'avons pas encore vu, nous y reviendrons prochainement.

La programmation et le DVD sont disponibles sur le site: http://www.dememoiresdouvriers.com

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Entretien (extrait de Rue89)

Après « Ma mondialisation » (2006) et « Walter, retour en résistance » (2009), « De mémoires d'ouvriers » est le troisième film sorti en salles de Gilles Perret. A chaque fois, le réalisateur part du local pour raconter le global : il aime raconter l'histoire du monde à travers ses voisins. Entretien.

Rue89 : Vos films sont-ils ceux d'un « Indigné » ?

Gilles Perret : J'ai différents centres d'intérêt mais j'aime notamment la politique, les gens et le monde de l'industrie et de l'agriculture. Issu d'un milieu ouvrier par mon père, j'ai eu plus tard le sentiment, en fréquentant l'école d'ingénieur, qu'on essayait de nous formater, de nous faire croire qu'on allait être l'élite de la nation, que la France comptait sur nous pour la sauver. A l'époque, déjà, je regardais ça avec beaucoup de distance...
Aujourd'hui, j'essaie de faire des films politiques à caractère humain, c'est-à-dire des films qui deviennent politiques à travers des parcours et des personnages simples – ce n'est pas péjoratif – et forts.

J'ai aussi la chance d'être ami avec Raymond Aubrac et Stéphane Hessel. Ce sont des gens comme eux qui, avant de les rencontrer, m'avaient inspiré par leur manière de voir le monde et de ne jamais renoncer. Ils sont la preuve vivante que c'est une minorité qui fait changer les choses. Il y a des choses que je juge inacceptables et j'essaie donc de lutter d'une autre manière, par le documentaire.

Vous avez le sentiment de faire des films utiles ?

Utiles... C'est peut-être un peu prétentieux, en tout cas, je les conçois toujours comme des outils de réflexion, donc un outil, par définition, doit être utile. Je cherche surtout à faire des films humains et faciles d'accès, qui parlent à tout le monde, y compris aux politiques car je continue de penser que c'est par le politique que tout changera, et non par les bons sentiments.

Mine de rien, avec mon deuxième film « Walter, retour en résistance » et tout ce qu'on a fait pour le tournage, nous avons remis sur le devant de la scène le Conseil national de la Résistance qui avait disparu depuis 60 ans du discours politique.

J'espère bien faire pareil avec la classe ouvrière. Ils faut que les ouvriers se rendent compte de qui ils sont, c'est-à-dire 23% des actifs, soit 6 millions de Français ! Et qui n'occupent pourtant que 2% de l'espace médiatique... Parce qu'on ne les voit plus à la télé, on pense qu'ils n'existent plus. lire la suite sur Rue89


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